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Comme un p’tit coquelicot.....

Nous voulons des coquelicots

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

jeudi 20 septembre 2018, par JMT

Le mot du président d’AID aux médias auxquels il a envoyé le texte :

Bonjour.

Merci de réserver la meilleure place que vous puissiez offrir dans votre organe de presse à ce texte de 5000 signes, importantissime au-regard de ces pesticides qui détruisent notre planète. "Nous voulons des coquelicots" est une association faite pour durer, et ambitionne, sur deux ans, 5 000 000 de porteurs du badge disponible sur le site nousvoulonsdescoquelicots.org.

AID souhaite être l’un des relayeurs locaux de cet "Appel des 100" et souhaite ainsi s’engager, et engager une lutte sans répit contre l’utilisation des pesticides à La Réunion.

Merci de soutenir ce relais. Bien cordialement, Dr Bruno Bourgeon, président d’AID, 0692 05 45 05

Ite missa est !

Nous voulons des coquelicots

Ce mercredi 12 septembre, l’association « Nous voulons des coquelicots », groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, lance l’Appel des 100 : « Nous voulons des coquelicots. » Elle est présidée par Fabrice Nicolino. Ah ! Fabrice Nicolino. Le journaliste spécialiste des questions écologiques à Charlie-Hebdo. Sacré Fabrice ! Aussi chauve que Yul Brynner dans « Tarass Boulba ».

Ironie : il demande à 15 de ses collègues de se faire doser les pesticides dans leurs cheveux. Ce gars-là, je l’aime. Résultats ? Tous les Charlie sont positifs : sur les 140 molécules recherchées, 80 sont retrouvées au moins une fois. Au minimum 40 molécules par échantillon. Origines ? Diverses : essentiellement agricoles, mais aussi vétérinaire ou ménagère (pour les bombes anti-insectes). L’analyse capillaire traduit une exposition depuis plusieurs mois. 40 molécules sont perturbatrices endocriniennes, 30 sont suspectes de cancérogénicité, 2 PCB ont été retrouvés et les trois bisphénols recherchés sont positifs chez les 15 Charlie.

L’heure n’est plus à compter les oiseaux, les abeilles, les papillons morts et les humains malades. Le constat est fait, au travers de centaines d’études rigoureuses, que discuter n’a pas de sens. Levons-nous. Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides. Toutes les politiques ont échoué. Pis : tous politiques au pouvoir depuis l’après-guerre ont soutenu le crime et continuent. La démission de Nicolas Hulot a montré le rôle délétère des lobbies, qui défendent les intérêts financiers au détriment du sort commun.

Nous lançons le 12 septembre 2018 un immense Appel qui doit provoquer un soulèvement pacifique de la société française. Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France. Chacun, oui chacun, doit trouver la manière de répandre cet Appel. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions pas qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. Nous comptons sur eux. Et sur vous.

L’Appel est un départ. Ce n’est pas une pétition, oubliée sitôt signée. Il oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’œuvrer à la victoire. La vaste campagne qui commence a besoin du soutien de tous, car tous, y compris les journalistes qui en parleront peut-être, sont concernés.

Voyez les Charlie. Chacun, oui chacun, doit trouver la manière de répandre cet Appel, pour qu’il devienne viral et atteigne le moindre recoin de la société. Pour la raison qu’il est un Appel d’humains à tous les autres humains. Il est l’heure, et elle ne repassera pas. Cet Appel se décompose ainsi. D’abord, nous vous invitons à le signer à l’adresse : nousvoulonsdescoquelicots.org. Ce même 12 septembre paraît aux éditions Les Liens qui libèrent (LLL), un livre-manifeste signé par Fabrice Nicolino, ce héros, et François Veillerette, « Nous voulons des coquelicots ». La chanteuse Emily Loizeau prépare une chanson qui nous accompagnera pendant des mois.

Nous faisons fabriquer un coquelicot en tissu de récupération dans un atelier de réinsertion, qui servira de cocarde, de bannière et de point de ralliement. Il est muni d’un système d’attache qui permettra de le porter à sa boutonnière et sera vendu, car il s’agit d’un acte de soutien à l’Appel, deux euros. Nous espérons que ce bel objet sera autant porté que la petite main de SOS Racisme il y a trente ans. Pendant toute la durée de l’Appel — deux ans — et chaque mois, les signataires se retrouveront le même jour et à la même heure sur les places des villes et des villages des lieux où ils habitent. Tout commence le vendredi 5 octobre à 18 h 30.

A La Réunion, nous profiterons de l’AG de notre association AID (Association Initiatives Dionysiennes) pour démarrer l’affaire dès 18 heures, 5 rue des Manguiers, Saint-Denis, au restaurant « Le Manguier », le même jour. Une distribution de coquelicots aura lieu. Venez au rendez-vous.

Puis, pendant deux années, à la manière d’un téléthon anti-pesticides, nous souhaitons que des milliers d’événements de toutes tailles et de tous ordres aient lieu en France, pour défendre l’espoir d’un pays débarrassé de ces poisons.

Nous n’avons sollicité aucun politique ; les politiques, on a vu. Place à la société. Sans toi, lecteur, cet Appel prendra tôt ou tard la poussière. Avec toi, il pourrait bien surprendre. Si tu ne fais rien, ne viens pas te plaindre que tout va mal. Car désormais tout peut aller mieux.

Bruno Bourgeon, président d’AID
Repris de Charlie-Hebdo n°1364 et de Reporterre du 12 septembre 2018
Rendez-vous sur le site nousvoulonsdescoquelicots.org

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Vendredi 21 Septembre 2018 - 10:53

* Tribune libre dans Imaz-Press Réunion publiée le 24 Septembre à 15h00

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

SOURCES

* Charlie-Hebdo 1364

* Reporterre : « Nous voulons des coquelicots » 12 septembre 2018 / L’association Nous voulons des coquelicots

LIENS

* Nous voulons des Coquelicots

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

* Reporterre du 14 septembre 2018

Le livre-manifeste « Nous voulons des coquelicots », de Fabrice Nicolino et François Veillerette, accompagne l’appel du même nom à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides.

Présentation du livre par son éditeur :

Un manifeste événement !

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.

Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles moteurs ou cérébraux chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui préfère la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Rendez-nous nos coquelicots et nos bleuets ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides en France. Pas demain. Maintenant. Assez de discours, des actes.

Nous voulons des coquelicots, de Fabrice Nicolino et François Veillerette, éditions Les Liens qui libèrent, septembre 2018, 128 p., 8 €.

VIDEOS

* Conférence Climax Aurelien Barrau : Harceler le politique face aux catastrophes
Adrien Le Norcy, Ajoutée le 11 sept. 2018
Astrophysicien spécialisé dans la physique des astroparticules, des trous noirs et en cosmologie, Aurélien Barrau dresse un constat sans appel du vivant, du climat, des ressources… Il lance un appel à harceler les politiques sur les catastrophes en cours et à venir ! Un exemple parmi des centaines : 200 millions à 1 milliard de réfugiés dans les 30 ans qui arrivent !

* Les Compagnons de la Chanson - Comme un p’tit coquelicot

* et tant qu’à faire Les bleuets d’azur, dans les grands blés murs ......

* et puisque la musique adoucit les moeurs : Angelo Branduardi - Coquelicot dans la récolte

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