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65 ème chronique de la Macronésie

CM65 - Le leurre des véhicules électriques

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

samedi 4 août 2018, par JMT

La voiture électrique est le type même de fausse réponse à un problème que pas grand monde analyse. Comme d’habitude on prophétise en essayant de faire du monde de demain la copie conforme de l’actuel avec des oripeaux futuristes.Le problème de la voiture ce n’est pas son type de moteur, son énergie, c’est justement le fait que c’est une voiture.

Quand cet engin a été inventé, il a ouvert un espace énorme de liberté d’aller et venir, au sens de la liberté du renard libre dans le poulailler libre. Au propre et au figuré car les premières voitures fonçaient sur nos magnifiques routes en écrasant les pauvres volailles peu habituées à être malmenées par ces calèches sans chevaux :-) . Très rapidement, l’Etat a dû y mettre bon ordre au nom des troubles à l’ordre public : limitations de vitesses, panneaux de signalisation, normes techniques,etc. Puis le nombre augmentant, on a commencé à agrandir les routes avec plusieurs voies, puis on a créé les autoroutes, chaque fois en étendant de manière démesurée l’espace réservé à l’engin.

Nul n’a perçu que ce phénomène matériel ne pouvait croître de manière illimitée à la surface d’une Terre limitée. Heureusement que tous les véhicules ne roulent pas en même temps, qu’un nombre important de Terriens n’en possèdent pas, que certains transportent plus d’une personne en même temps. Mais nos schémas mentaux, la propagande éhontée des fils de pub, le mimétisme des populations qui "s’enrichissent", poussent à ce que de plus en plus de véhicules débarquent sur les routes de toute la planète.

Bref la lutte pour les voitures propres est une fausse solution, prototype du "greenwashing" : au départ elle permet certes de diminuer la pollution de l’air urbain, mais souvent cela revient juste à supporter plus de voitures en ville sans s’asphyxier mais la capacité des voies ne pouvant croître de manière importante sans destructions ou ouvrages souterrains très coûteux et peu appréciés, cela ne fait que favoriser les excès.

Car si on veut parler d’écologie (et on aimerait que notre chouette mais muet hélicologiste intervint au sujet de ce cancer sociétal propulsé à l’électronucléaire ), avant de savoir DANS QUOI et COMMENT on va rouler, est de poser la question qui fâche : a-t-on BESOIN de se déplacer ? peut-on réduire les déplacements ? peut-on réduire la quantité de matière et d’énergie gaspillés dans de nombreux modes de transport

En réalité, la voiture électrique est un jouet pour riches, fabriqué par des super-riches cherchant à s’enrichir encore plus aux dépens de toute la misère du monde, particulièrement dans le Tiers Monde qui est spolié de ses ressources pour fabriquer ces engins bancals, dont le développement rapide ne bénéficiera qu’à la prolongation des centrales nucléaires vieillissantes et donc de plus en plus dangereuses d’EDF en stoppant la baisse de la consommation électrique par tête, pour le plus grand bonheur des actionnaires prenant ainsi en otage la puissance publique. Sans compter le gaspillage effroyable des véhicules à moteur thermique loin d’être amortis et loin d’être recyclables malgré les légendes urbaines qui le prétendent.

Le leurre des véhicules électriques

Dans 30 ans, en imposant la voiture électrique, nous découvrirons sa face cachée : recyclage des batteries, utilisation des matières rares, émissions électromagnétiques de la batterie en recharge. Produire plus d’énergie électrique propre, faire que l’empreinte carbone ou le recyclage d’une batterie ne soient pas écologiquement désastreuses, trouver suffisamment de matières premières rares pour les cellules et la chimie des batteries dans la durée, traiter de la mobilité propre dans sa globalité : là sont les vraies questions.


Véhicule Nissan Leaf exposé à Francfort le 16 Septembre 2017

Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens. La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Contrairement à ce que croient la plupart des gens, la voiture électrique n’est pas vertueuse pour le climat : conclusions de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (étude de novembre 2013). Ces voitures servent à des trajets courts : le kilométrage vertueux ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre. Et, comme le signale le magazine Science et Vie de janvier 2015, « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ». La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

La voiture électrique n’est donc pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public considérable consacré à son développement est injustifié :

-  Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 € pièce, soit un coût de 70 milliards d’€.

-  Il est triste de voir les édiles, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

-  Le bonus à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 €, souvent complété par une prime de la Région.

-  La quasi-totalité des acheteurs sont aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En France, l’électricité est à 80% nucléaire, elle est aux ¾ fossile à La Réunion : quel intérêt pour les véhicules électriques ?

Ceci n’est pas un plaidoyer pour la voiture thermique, elle-même calamité environnementale. Cependant personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 € à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du diesel : les 40 plus gros cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète : ces porte-conteneurs qui brûlent chacun 10.000 t de carburant pour un aller-retour entre l’Asie et l’Europe. Ces 40 navires qui font partie d’une flottille de 3.500, auxquels on ajoutera les 17.500 tankers et les 100.000 navires qui sillonnent les mers.

La flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres ; la moyenne de ceux-ci brûle 900 litres de fuel/heure, alors que les 24 % de foyers qui se chauffent au fuel ont du mal à remplir leur cuve l’hiver.

On y adjoindra la flottille de pêche, les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France, les milliers d’avions qui strient le ciel, et consommation agricole moyenne qui est de 101 litres de fuel/ha.

Et surtout, continuons à nous laver le cerveau, à coup de greenwashing, par médias désinformés, hommes politiques abrutis de conflits d’intérêts, et lobbyings intrusifs… N’est-ce pas, M. Elon Musk ?

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
aid97400.re

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Lundi 6 Août 2018 - 11:49

* Tribune libre dans Imaz-Press Réunion publiée le

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

SOURCE : Les voitures électriques : Sujet à réflexion…

12 février 2018 par Patrice Marty

Ce message de Patrice MARTY a été transféré sur une liste écologiste par Eric BOISSEAU

Carlos TAVARES(patron de PSA)  :

"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.
Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge ?
Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?
Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?
Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?
Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?
Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?
Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?
Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.
Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels."

STÉPHANE LHOMME : Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.
Le subventionner n’a pas de sens, explique Stéphane Lhomme.
La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique
Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

AFP /DANIEL ROLAND :

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels,la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel. Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines.

Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :
• Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.
• Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;
• Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 €par véhicule, souvent complété par une prime de la région.
• La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.
Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle : La paranoïa du diesel ne concerne que les automobilistes !!! Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe. Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

Cela prouve également que les journaleux sont achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver les cerveaux.

LIENS :

* Les voitures électriques sont-elles vraiment « propres » ?
Par Margaux Lacroux — 16 septembre 2017 à 10:33
Constructeurs et politiques œuvrent de plus en plus au développement des véhicules électriques, qu’ils appellent « véhicules propres ». Terme qui peut porter à confusion et qui occulte la pollution qu’engendrent ces bolides.

* Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique
LE MONDE ECONOMIE | 23.10.2015 à 11h45 • Mis à jour le 24.11.2015 à 12h53 | Par Stéphane Lhomme (Directeur de l’Observatoire du nucléaire)
Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

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