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63 ème chronique de la Macronésie

CM63 - L’affaire Benalla

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

lundi 30 juillet 2018, par JMT

Lors d’une interview en province, face aux français, Jupiter a parlé d’une tempête dans un verre d’eau ! Quelle platitude ! Dans la même situation, Sa Très Gracieuse Majesté britannique aurait évoqué une tasse de thé, ce qui en France aurait bien mérité une flûte à champagne ? mais Manu aime le Peuple qui, en ce moment, lui bat un peu froid et n’est donc plus d’humeur, malgré la Coupe du Monde à sabler le champagne !

Que se passe-t-il donc à l’Elysée ? Jupiter n’est-il plus le "Maître des Horloges" et ne contrôle-t-il plus tout ? des "sous-fifres" peuvent-ils prendre des initiatives sans "en référer" ? Derrière la politique 2.0 n’y-a-t-il au fond qu’amateurisme et chienlit ? Pourquoi Alexandre Benalla, vigile monté météoritiquement en grade semble-t-il avoir tant d’importance pour qu’il paraisse "couvert" de manière fort déraisonnable ? aurait-il "barre" sur le président ?

Ceci-dit, est-il nécessaire de faire autant de foin autour de ce qui n’est au fond qu’’un tabassage en règle comme il en arrive dans à-peu-près toutes les manifestations désormais ? un policier ordinaire aurait été suspendu et des enquêtes menées. Mais ce n’est pas un policier ordinaire, même pas un policier d’ailleurs mais un personnage quelque peu sulfureux, traînant dans l’orbite de l’Elysée et paraissant très proche du président. Alors beaucoup aimeraient que l’Affaire Benalla devienne l’Affaire Macron !

Ce qui semble quelque peu déraisonnable vu l’abîme qui sépare les deux hommes, Manu malgré tout ce qu’on peut lui reprocher étant, quand même, le président régulièrement (même si mal) élu de la 6ème puissance mondiale. Et il serait tout à fait déraisonnable qu’une crise de régime vienne s’ajouter à tous les maux dont souffre la France, surtout sans qu’on en connaisse véritablement les raisons véritables simplement parce que des citoyens déjà fatigués de la Macronésie, de ses grèves, de ses pannes, de ses réformes bâtardes, de sa politique sans panache, assisteraient au spectacle concocté par une coalition improbable de médias en mal de scoop, de parlementaires frustrés par une majorité godillot pléthorique, voire d’oligarques très content de mettre au pas le petit président qu’ils ont fait élire et qui se prenait déjà trop vite pour un grand homme !

L’affaire Benalla

Le 1er mai dernier, des opposants à la politique du gouvernement ont été violemment dispersés par les forces de l’ordre. Très vite, des images de policiers faisant usage de la force circulent sur Internet, puis plus rien. Mais le 18 juillet, « Le Monde » identifie formellement l’un des auteurs des : Alexandre Benalla. Stupeur : non seulement l’homme est coiffé d’un casque de police alors qu’il n’est pas policier, mais en plus il est chargé de la sécurité personnelle d’Emmanuel Macron depuis la Présidentielle. Il avait été nommé adjoint au chef de cabinet de l’Elysée. Il a été mis en examen pour violences et usurpation de fonctions.

Très vite, on apprend que le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, était au courant des faits depuis le 2 mai : au lieu de transmettre l’information au procureur de la République comme l’exige le Code de procédure pénale, il a préféré étouffer l’affaire et infliger à Alexandre Benalla une simple mise à pied de 15 jours, avec suspension de salaire, sans commune mesure avec l’extrême gravité des faits reprochés.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. De révélations en révélations, on apprend qu’Alexandre Benalla est habitué à se faire passer pour un policier, voire à donner des ordres à la Police. On apprend qu’il n’était pas seul dans ce cas. On apprend qu’il jouissait de privilèges exorbitants comme un logement de fonction, ou encore un badge d’accès à l’Assemblée Nationale. On apprend que sa mise à pied n’a jamais été effective, et qu’il est resté proche du Président. Et surtout on apprend que son rôle extrêmement trouble était connu au plus haut niveau de l’Etat, y compris selon toute vraisemblance d’Emmanuel Macron en personne.

De ce qui aurait dû n’être qu’un simple fait divers, l’affaire Benalla est donc devenue une affaire d’Etat. Pourquoi ? Parce que les révélations en cascade, les protections accordées à Benalla, et les pressions exercées sur les différents acteurs de l’affaire, ont montré que nous n’étions plus seulement confrontés à un individu, incontrôlable, abusant de son pouvoir, mais face à une hiérarchie ayant sous-estimé la gravité d’un délit et ayant appliqué une sanction totalement inadaptée.

Car la situation aujourd’hui fait que les Français se posent des questions autrement plus graves : les services de l’Elysée entretiennent-ils des individus classés au-dessus des lois ? Capables de donner des ordres à la Police ? Ou encore de s’introduire au cœur de nos instances démocratiques ? L’argent public sert-il à rémunérer des mercenaires ? Dans quels buts et avec quelles prérogatives ? Y a-t-il dans notre République un système de police parallèle, et dans ce cas, placée sous l’autorité de qui, à quel niveau de la hiérarchie d’état, avec quelles complicités ? Si Alexandre Benalla n’était pas en service commandé, quelles informations confidentielles pourrait-il détenir qui lui permettent d’être couvert par des personnes beaucoup plus importantes que lui ?

C’est à ces questions qu’il importe aujourd’hui d’obtenir des réponses. La situation est explosive, car si certaines hypothèses s’avéraient, c’est toute la République qui s’en trouverait salie, toute la confiance des Français dans leurs institutions qui serait ébranlée, et tout l’exécutif qui pourrait, pour laver l’honneur du pays, n’avoir d’autre choix que la démission.

Dans ce contexte, le silence du chef de l’Etat est particulièrement assourdissant. Les Français ont besoin de connaître la vérité. Et ils ont besoin d’un Président qui assume ses responsabilités face à eux, qui les assume réellement, c’est-à-dire en assumant toutes les conséquences, et pas en faisant passer pour courageuses des déclarations dignes d’un élève de sixième surpris en train de fumer dans les toilettes de son collège.

A défaut de réponses convaincantes, la pire crise politique du quinquennat d’Emmanuel Macron pourrait prendre des proportions bien plus importantes et se transformer en crise de régime : est-ce vraiment ce que veut Emmanuel Macron ? A lui d’en décider. En tous cas, les Français prendront, eux, les leurs.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
D’après « Le Fil d’Actu », de Tatiana Jarzabek

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Mardi 31 Juillet 2018 - 10:10

* Courrier des lecteurs dans Imaz-Press Réunion publié le Mardi 31 Juillet à 09H37 / Actualisé le Mardi 31 Juillet à 09H44

* Page 2 du Quotidien de la Réunion du Mercredi 1er Août 2018

Affaire Benalla. Nouvelle enquête pour d’autres violences commises le 1er mai

Ouest-France avec AFP, modifié le 30/07/2018 à 20h29, publié le 30/07/2018 à 19h20

Le parquet de Paris a annoncé ce lundi 30 juillet l’ouverture d’une nouvelle enquête dans l’affaire Benalla, pour d’autres violences commises le 1er mai à Paris, cette fois au jardin des Plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.

Alexandre Benalla | AFP PHOTO / TF1

Nouveau volet dans l’affaire Benalla. Le parquet de Paris a annoncé, ce lundi, l’ouverture d’une nouvelle enquête pour des violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au Jardin des plantes. Les faits sur lesquels l’enquête va porter ont eu lieu quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.

Cette enquête a été ouverte après les plaintes contre X de deux jeunes de 23 et 24 ans affirmant avoir été victimes d’une interpellation musclée au Jardin des plantes, dont des images ont été diffusées par Libération, où se trouvaient l’ex-collaborateur de l’Elysée Alexandre Benalla et son acolyte Vincent Crase, employé du parti présidentiel LREM.

Benalla se dit « observateur »

Dans une interview au JDD, Alexandre Benalla a réfuté toute « intervention » de sa part à ce moment-là. « J’étais derrière les policiers en tant qu’observateur, on peut le voir distinctement, je n’ai ni casque, ni brassard, ni radio », a-t-il affirmé.

Cette nouvelle enquête a été ouverte pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique », « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « usurpation de signes réservés à l’autorité publique », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « dégradation volontaire d’un bien », en l’espèce d’une vidéo, et « introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles ».
La vidéo d’abord effacée

Selon l’avocat des deux plaignants, un homme et une femme, Me Grégory Saint-Michel, Vincent Crase, Alexandre Benalla et le policier qui les accompagnait ce jour-là sont identifiables sur la vidéo diffusée par Libération.Alors qu’ils tentaient de sortir du Jardin des plantes, ses clients ont reçu des indications contradictoires et, voyant que la jeune femme filmait avec son téléphone, un des membres du trio l’a ceinturée et a plaqué ses mains contre un arbre, a raconté à l’AFP l’avocat.

Un des trois membres du groupe lui a alors pris son téléphone et effacé la vidéo en question, qu’elle a réussi à récupérer grâce à un logiciel de récupération des données effacées, a-t-il ajouté. « L’argument selon lequel ils (Alexandre Benalla et Vincent Crase, NDLR) se sont sentis légitimes pour venir au soutien du maintien de l’ordre face à des manifestants violents ne tient pas ici. Il y a une vidéo qui montre le contraire », a expliqué Me Grégory Saint-Michel.

Pour les violences de la place de la Contrescarpe, une information judiciaire a été ouverte. Alexandre Benalla et Vincent Crase, qui accompagnaient les forces de l’ordre en tant qu’« observateurs », sont notamment mis en examen pour « violences en réunion ». Alexandre Benalla a justifié ses actes en disant vouloir prêter main-forte aux policiers face à des manifestants qu’il a décrits comme violents.
Entendu par la commission du Sénat ?

Ce lundi, la commission d’enquête du Sénat a affirmé qu’elle n’excluait plus d’entendre Alexandre Benalla. Philippe Bas, président LR de la commission, avait dans un premier temps exclu l’idée selon le « principe de séparation des pouvoirs ».

« Il y a un autre principe, c’est la question des droits de la défense s’exprimant sous serment devant la commission. Il ne faudrait pas qu’une personne auditionnée puisse être amenée à témoigner contre elle-même », a ajouté Philippe Bas. Mais, nuance-t-il, « M. Benalla, à l’occasion d’un entretien à un journal, a donné sa propre version d’une part, et puis il a fait savoir "son envie" d’être auditionné par notre commission ajoutant qu’il avait "de quoi nous donner des explications". Dès lors […] je m’entretiendrai de nouveau avec nos rapporteurs […] nous verrons à la rentrée ce qu’il convient de faire ».

« Ils veulent des explications, j’ai de quoi leur en donner », avait affirmé Alexandre Benalla dans le JDD.

VIDEOS

* BENALLA SUR TF1, COM’ BIDON, & ALLER CHERCHER MACRON ?
Tatiana Ventôse, Ajoutée le 30 juil. 2018
Avec encore un message pour Manu à la fin.

* BENALLA : TOUT COMPRENDRE SUR UN SCANDALE D’ETAT
Le Fil d’Actu - Officiel, Ajoutée le 27 juil. 2018
C’est les vacances, mais actualité brûlante oblige, le Fil d’Actu revient pour faire le point sur l’affaire Benalla, LE gros scandale du quinquennat Macron. Que faut-il en retenir ? Pourquoi est-ce une affaire d’État qui éclabousse directement le président de la République ? Quelles pourraient en être les conséquences ?
La vidéo à voir pour tout comprendre à l’affaire. Merci de la partagez autour de vous, et bon été à tous.

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