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35ème chronique de la Macronésie

CM35-RÉFUGIÉS, DEMANDEURS D’ASILE ET MIGRANTS

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

mercredi 21 mars 2018, par JMT

Il faut dire qu’il est très content de lui et de ses derniers exploits : il a fait visiter le Taj Mahal privatisé pendant deux heures à Bobonne, il a "vendu", ( pour la nième fois ? ) des EPR à l’Inde, il est allé leur donner des leçons pour l’utilisation de l’énergie solaire . tout cela est très risible quand on sait que son gouvernement continue en France et notamment outre-mer à casser les filières renouvelables et à refuser d’investir ce qui est nécessaire, allant jusqu’à faire le contraire et privatiser les grands barrages en fin de concession , dont l’Etat est propriétaire, préférant fournir de juteuses rentes aux copains "investisseurs" : il ne lui a même pas traversé l’esprit que ces biens appartiennent d’abord aux habitants qui souvent ont dû céder des terres pour les construire, qui ont pendant 75 ans payé l’électricité au prix fort pour les financer et qui en ont besoin maintenant pour réguler les productions d’énergies renouvelables intermittentes !

En fait si, il a mieux : comme d’habitude une diversion ! Cette fois elle consiste en une attaque générale frontale contre les services publics (entre autres indispensables aux migrants !) où on va comme c’est devenu l’habitude, taper sur ceux qui n’y sont pour rien, supprimer 120.000 postes quand il manque des agents partout pour remplir les tâches attendues par les usagers (et pas les clients !), soigneusement éviter de reconnaître que tout ce qui arrive est la conséquence directe des choix (et non-choix) désastreux du gouvernement, de la haute administration et des lobbys qui les poussent aux fesses, à Paris et à Bruxelles.

Et comme les bonnes vieilles recettes marchent toujours, il nous refait le coup de Jospin en 1997 avec France Télécom, réforme préparée par la droite du gouvernement Juppé, tombé par hasard suite à une erreur de tir Chiraco-Villepinienne, ce qui ne devait rien changer au demeurant : un rapport merdique comme cela devient la règle, , que le gouvernement promet, la main sur le coeur, de ne pas suivre, pour faire ultérieurement, en saucissonnant les mesures (technique de la grenouille dans l’eau froide de la casserole sur le feu !) , exactement tout ce qui était prévu. On a vu le gâchis avec France Télécom : outre le drame social, la disparition en fumée de centaines de milliards de "valeur" des actions qui devaient financer un "Fonds de Garantie des Retraites"

En ce printemps tout fou dans l’hémisphère nord (neige à New-York et Washington après celle sur la France il y a quelques jours) , à la veille du 50ème anniversaire du déclenchement des "Evénements de Mai 1968" fêté par un appel massif à la grève par 7 syndicats de fonctionnaires et 4 organisations représentatives de la SNCF, des syndicats étudiants et les partis politiques de la gauche et de l’écologie, avec 140 manifestations prévues partout en France, il se pourrait bien que la Macronésie soit cette fois tombée sur un os.

RÉFUGIÉS, DEMANDEURS D’ASILE ET MIGRANTS

Chaque jour, dans le monde, des personnes prennent la décision la plus difficile de leur existence : aller chercher ailleurs une vie meilleure. Les raisons sont nombreuses :

-  trouver un emploi ou faire des études : on les appelle des « migrants ».

-  échapper à des violations de leurs droits humains, torture, persécution, ou en raison d’un conflit armé.
D’autres ont pu être la cible de violences à cause de ce qu’elles sont ou de ce qu’elles font, origine ethnique, religion, orientation sexuelle, opinions politiques. Ces personnes-là sont des « réfugiés » ou des « demandeurs d’asile ».

Leur voyage est empli de dangers et de peurs. Certaines sont placées en détention par les autorités dès leur arrivée dans un nouveau pays. Nombreuses sont celles qui sont confrontées au racisme, à la xénophobie et à la discrimination, ainsi que celles qui sont victimes de réseaux de traite d’êtres humains. D’autres finissent par se sentir isolées après avoir perdu leurs réseaux de soutien : leur communauté, leurs proches, leurs amis.

Les réfugiés sont des personnes qui ont fui leur pays car elles risquaient d’y être victimes de graves atteintes à leurs droits humains. Elles sont contraintes de solliciter une protection internationale car leur propre gouvernement ne peut ou ne veut les protéger. Il y a actuellement plus de 21 millions de réfugiés dans le monde. La grande majorité d’entre eux (86 %) vit dans des régions en développement. Avec suffisamment de volonté politique, nos dirigeants peuvent protéger les personnes qui fuient les conflits et les persécutions au moyen d’une solution appelée la « réinstallation ». D’autres voies sûres et légales permettent aux réfugiés de recommencer leur vie, comme le regroupement familial, le parrainage de familles réfugiées par des groupes locaux pour qu’elles s’installent dans leur pays, ou l’octroi de visas d’études ou de travail par des universités ou des entreprises.

On ne devrait jamais contraindre une personne à retourner dans un pays où elle risque d’être victime d’atteintes à ses droits humains. Les réfugiés devraient pouvoir vivre dans un endroit sûr, avoir des opportunités d’emploi, un logement et accès à l’éducation et à la santé. Les personnes réfugiées ne devraient pas être victimes de discrimination. Elles devraient pouvoir se déplacer librement et garder leurs pièces d’identité et leurs documents de voyage.

Un demandeur d’asile sollicite une protection internationale hors des frontières de son pays, mais qui n’a pas encore été reconnue comme réfugié. Demander l’asile est un droit humain, ce qui signifie que tout le monde devrait être autorisé à entrer dans un autre pays pour y demander l’asile. La procédure d’asile devrait être juste et efficace, et les demandeurs devraient être en mesure d’entrer en contact avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’ils en ont besoin ou le souhaitent. Toute personne en passe d’être envoyée vers un autre pays devrait être traitée équitablement et avec dignité. Le principe juridique de « non-refoulement » signifie que personne ne devrait être contraint de retourner dans un pays où sa vie ou son bien-être est susceptible d’être menacé.

Comme pour les réfugiés et les demandeurs d’asile, les gouvernements doivent protéger les migrants de toute violence raciste et xénophobe, ainsi que de toute forme d’exploitation et de travail forcé. Les migrants ne devraient jamais être placés en détention ou expulsés sans raison légitime, tout comme ils ne devraient jamais faire l’objet de discriminations. Un migrant se déplace d’un pays à un autre, souvent pour trouver du travail, parfois pour rejoindre des membres de sa famille, ou à cause de catastrophes naturelles. Certains se déplacent de leur propre gré, d’autres y sont forcés. Certains migrent de manière « régulière », ce qui signifie qu’elles ont une autorisation officielle de rester dans un pays, tandis que d’autres le font de manière « irrégulière ».

Quelle que soit leur situation, tous les migrants ont droit à ce que leurs droits humains soient protégés, par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Convention des Nations-Unies relative au statut des réfugiés (1951), ou enfin la Convention Internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (1990). La France devrait s’inspirer de ces textes vis-à-vis des Comoriens venant à Mayotte.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
http://aid97400.re

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CM35 Réfugiés, demandeurs d’asile et migrants

PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Jeudi 22 Mars 2018 - 10:07

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du lundi 26 Mars 2018 :

Publication dans la Quotidien de la Réunion le lundi 26 Mars 2018

Deux visions opposées

* L’Eglise catholique a célébré 104 journées mondiales des migrants

* Notre play-boy de président fait de l’humour déplacé sur la misère humaine que son gouvernement ignore, malgré ses discours "prêchi-prêcha " sur la justice et l’humanité , genre "plus un seul SDF dans la rue avant le 31/12/2017 ( dommage pour lui les prisons étant surpeuplées , il n’a pas pu les y caser :-)

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